Les vacances de ma Maîtresse.

Catégories : Homme soumis, Femdom Domination féminine
il y a 4 heures

« Nous allons partir quelques jours en vacances. » Elle avait prononcé cette phrase avec ce petit sourire qui signifiait qu'elle avait déjà tout décidé. — Où allons-nous, Maîtresse ? — Tu le découvriras. Puis elle avait ajouté, très calmement : — Prépare mes affaires. Et prépare les tiennes. Je veux que tout soit prêt jeudi soir. Il n'y avait rien à discuter. La Maîtresse avait toujours cette façon de donner ses instructions comme si les choses étaient déjà faites. Je préparai donc les valises. Les siennes d'abord : vêtements, chaussures, affaires de toilette, tenues pour les soirées. Je vérifiai chaque détail avant de fermer la valise. Elle passa contrôler mon travail. — Tu as prévu une tenue pour ma sortie de samedi ? — Oui, Maîtresse. — Mes chaussures ? — Dans la valise. — Et mon sac ? — Également. Elle sourit. — Bien. Je n'aurai donc rien à faire. C'était exactement ce qu'elle voulait. Pendant ces quelques jours, elle était en vacances. Moi, j'étais là pour m'occuper d'elle. Le vendredi matin, nous prîmes la route.

Je conduisais tranquillement, tandis que la Maîtresse profitait du voyage et regardait défiler le paysage. Après plusieurs heures de route, nous arrivâmes enfin devant une magnifique maison qu'elle avait louée pour notre séjour. Une belle bâtisse en pierre, entourée d'un grand jardin, avec une terrasse et une piscine. Elle regarda la maison avec un sourire satisfait. — Alors ? Je regardai les lieux à mon tour. — C'est magnifique, Maîtresse. — Je savais que cela te plairait. Elle avait effectivement pensé à tout. La maison était parfaitement équipée pour que nous puissions vivre ces quelques jours exactement comme elle l'avait imaginé. Elle me regarda, puis me dit simplement : — Déshabille toi. Tu n'as pas besoin de vêtements ici. Nous n'avons pas de voisins. Je lui obéis immédiatement. Elle me fit ensuite visiter les différentes pièces de la maison, me guidant à ses côtés. Mon collier était relié à une laisse qu'elle tenait fermement dans sa main. Je la suivais docilement, sans jamais prendre les devants, attendant chacune de ses indications avant de poursuivre la visite. Puis elle ouvrit une porte. Un escalier descendait vers le sous-sol. Elle commença à descendre. — Suis moi. J'obéis. Au bas de l'escalier se trouvait une cave propre et aménagée simplement. Un couchage. Une gamelle. Un récipient pour l'eau. Et, solidement fixé au mur, un anneau métallique auquel était reliée une chaîne. Au bout de celle-ci se trouvait un second collier, entièrement métallique. Je compris immédiatement. Elle se tourna vers moi. — Ton collier que tu portes reste autour de ton cou pendant tout le séjour. Je hochai la tête. — Oui, Maîtresse. — Ta cage de chasteté également. — Oui, Maîtresse. Elle prit ensuite le second collier métallique. — Celui-ci est pour la cave. Elle le plaça autour de mon cou et fixa la chaîne à l'attache murale. Le bruit du métal résonna dans la pièce. Elle vérifia la fixation. Puis elle posa la gamelle à portée de moi. — Ici, tu attends. Je compris alors la règle essentielle. Je ne sortais pas de cette pièce parce que j'en avais envie. Je ne pouvais pas décider de remonter. Je ne pouvais pas décider d'aller dans le jardin. Je ne pouvais pas décider de rejoindre la Maîtresse. Chaque sortie dépendait d'elle. Elle seule venait détacher la chaîne. — Lorsque je viendrai te chercher, tu sortiras. Lorsque je te ramènerai ici, tu resteras ici jusqu'à mon prochain ordre. — Oui, Maîtresse. — C'est compris ? — Oui, Maîtresse. Elle sourit. — Parfait. Puis elle remonta l'escalier et referma la porte.

Le premier jour, je compris rapidement que la cave n'était pas simplement une pièce où elle me laissait parfois. C'était mon espace de séjour lorsqu'elle n'avait pas besoin de moi. Je restais attaché au mur par le collier métallique et la chaîne. La gamelle et l'eau étaient placées devant moi. Je pouvais attendre. Rien de plus. Si je voulais sortir, cela ne changeait rien. Je n'avais pas à chercher à ouvrir la porte. Je n'avais pas à appeler pour réclamer ma liberté. La règle était simple : j'attendais que la Maîtresse vienne. Et elle venait lorsqu'elle le décidait. Parfois après quelques minutes. Parfois après plusieurs heures. Je n'avais aucun moyen de savoir quand. Puis j'entendais ses pas dans l'escalier, rythmés par le claquement régulier de ses talons. Je savais alors que quelque chose allait se passer. La porte s'ouvrit. Elle apparut devant moi, toujours aussi élégante et assurée. — Bonjour. — Bonjour, Maîtresse. Comme à chaque fois qu'elle venait me retrouver, je baissai la tête et déposai respectueusement un baiser à ses pieds. Elle me regarda quelques secondes, puis sourit. — Bien. Je vois que tu n'as pas oublié ta place. Elle pouvait alors remplir ma gamelle, renouveler mon eau, me donner quelques instructions. Et si elle avait besoin de moi : — Je vais te détacher. Elle prenait la chaîne. Le mousqueton se libérait. — Suis moi. Je la suivais. Jamais l'inverse. Une fois dans la maison, la servitude commençait. — Prépare mon petit-déjeuner. — Oui, Maîtresse. Je préparais. — Ensuite, tu ranges la cuisine. — Oui, Maîtresse. Puis elle pouvait me demander de faire son lit, ranger ses vêtements ou préparer ses affaires. Elle donnait les instructions. Je les exécutais. Et lorsqu'elle estimait que ma présence n'était plus nécessaire, elle me le faisait savoir. — C'est terminé. Je savais ce que cela signifiait. Nous redescendions à la cave. Le second collier métallique retrouvait sa place. La chaîne était fixée au mur. Puis elle me regardait. — Tu restes ici. — Oui, Maîtresse. Elle remontait. La porte se refermait. Et l'attente recommençait.

À la piscine, le rôle était encore différent. Elle s'installait confortablement sur son transat. Moi, je préparais tout. Serviette. Boisson. Lunettes. Huile solaire. Elle me tendait le flacon. — Tu sais ce que tu dois faire. Je passais soigneusement l'huile solaire sur ses épaules, ses bras et son dos. — Tu as oublié ici. Je corrigeais immédiatement. — Voilà. Elle fermait les yeux et profitait du soleil. Elle n'avait rien d'autre à faire. C'était également cela, ses vacances. Elle pouvait se détendre pendant que son soumis s'occupait d'elle.

Les séances de dressage avaient toujours quelque chose de solennel. Lorsqu'elle venait me chercher, je savais immédiatement que le moment était venu. Elle apparaissait devant moi, la cravache ou le fouet à la main, et son regard suffisait à me rappeler ce qu'elle attendait de moi. — Debout. Je me relevais aussitôt. — En place. Je prenais la position qu'elle m'avait enseignée. Elle faisait quelques pas autour de moi, observant ma posture, mes gestes, ma concentration. — Plus droit. Je corrigeais ma position. — Ne bouge plus. Alors commençait véritablement la séance. Elle décidait du rythme, des exercices et des corrections. Rien n'était laissé à mon initiative. Chaque fois que je manquais d'attention ou que j'exécutais mal une consigne, elle intervenait. — Encore. Je recommençais. — Plus attentif. Je recommençais, en essayant de ne plus commettre la même erreur. Le claquement du fouet ou de la cravache venait ponctuer certains exercices, toujours sous son contrôle. Pour moi, le plus difficile n'était pas la correction elle-même, mais de rester concentré, immobile et parfaitement attentif à chacune de ses paroles. Elle pouvait interrompre la séance quelques instants, me regarder en silence, puis reprendre : — Regarde moi lorsque je te parle. Je relevais les yeux. — Bien. Puis elle poursuivait. — À genoux. J'obéissais. — Attends. J'attendais. Elle décidait seule du moment où l'exercice reprenait et du moment où il s'arrêtait. Je n'avais pas à chercher à deviner ce qu'elle voulait : je devais simplement écouter, comprendre et exécuter. Au fil de la séance, elle me faisait reprendre les mêmes exercices jusqu'à obtenir exactement ce qu'elle attendait. — Encore. Je recommençais. — Mieux. Puis, après un long silence : — Bien. Cette fois, c'est correct. Je savais alors que la séance touchait à sa fin. Elle rangeait calmement la cravache ou le fouet et me regardait une dernière fois. Je restais immobile, attendant son prochain ordre. Elle ne me demandait pas si je voulais rester dans la maison. Elle décidait simplement : — On retourne à la cave. Et je la suivais immédiatement. Et je savais que ma place était de nouveau au bout de la chaîne.

Même lorsque je devais faire mes besoins, ce moment dépendait de son organisation. Elle venait me détacher lorsqu'elle le jugeait nécessaire. Je pouvais alors aller aux toilettes. Mais cette liberté restait temporaire. Une fois terminé, je retournais auprès d'elle. Puis, si elle n'avait plus besoin de moi : — À la cave. Je descendais. Le collier métallique. La chaîne. La gamelle. L'eau. La porte. Toujours le même rituel.

Un soir, j'étais dans la cave, attaché au mur par mon collier métallique et la chaîne. J'entendis ses pas dans l'escalier. Elle venait me chercher. Lorsqu'elle arriva devant moi, elle me regarda quelques secondes avant de parler. — Ce soir, je vais m'amuser. Elle détacha mon collier de la chaîne. — Suis moi. Je la suivis jusqu'à la maison. Elle se dirigea vers sa chambre et ouvrit son dressing. Après quelques instants, elle sortit une magnifique robe d'été, légère et élégante, avec un dos nu. Elle me la tendit. — Je veux porter celle-ci ce soir. — Oui, Maîtresse. — Repasse la soigneusement. Je ne veux aucun pli. Je pris la robe et m'installai aussitôt pour la repasser. Je vérifiai chaque partie du tissu avec attention, jusqu'à ce qu'elle soit parfaitement impeccable. Lorsqu'elle fut prête, je la déposai soigneusement sur le lit. Elle me donna ensuite ses escarpins. — Prépare les également. Je les vérifiai, puis les déposai près de la robe. Je préparai également son sac et les accessoires qu'elle avait choisis pour sa soirée. Tout devait être prêt lorsqu'elle sortirait de la salle de bains. Quelques minutes plus tard, elle revint et prit la robe. — Tu peux m'aider. Je l'aidai à enfiler délicatement sa robe. Lorsqu'elle fut vêtue, elle se plaça devant le miroir et arrangea ses cheveux. Puis elle s'assit et me tendit ses escarpins. Je m'agenouillai à ses pieds pour les lui mettre. Je fixai soigneusement les fines sangles autour de ses chevilles, vérifiant chaque attache. Une fois terminé, je restai quelques secondes à ses pieds avant de déposer respectueusement un baiser sur l'un d'eux. Elle me regarda avec un léger sourire. — Bien. Elle se leva et se regarda longuement dans le miroir. La robe lui allait parfaitement. — Alors ? — Vous êtes magnifique, Maîtresse. Elle sourit, visiblement satisfaite. Elle prit son sac et ajouta d'un ton amusé : — Ce soir, je compte bien profiter de mes vacances. Puis, après un court silence, elle ajouta : — Et qui sait… Peut-être que je ferai une rencontre intéressante. Je compris le sous-entendu. Elle voulait sortir, s'amuser, profiter de sa soirée… et peut-être rencontrer un homme. Je baissai simplement les yeux. — Bien sûr, Maîtresse. Elle prit son sac et se dirigea vers l'escalier. — Maintenant, retourne à ta place. Je la suivis jusqu'à la cave. Elle me fit reprendre ma position et fixa de nouveau mon collier métallique à la chaîne scellée dans le mur. Elle posa ensuite la gamelle et l'eau à leur place. Elle me regarda. — Tu sais ce que tu as à faire. — Attendre votre retour, Maîtresse. Elle sourit. — Exactement. Elle remonta l'escalier. Avant de refermer la porte, elle se retourna une dernière fois. — Et n'oublie pas… Elle marqua une pause. — Ce sont aussi mes vacances. Puis la porte se referma. Je restai seul dans la cave tandis qu'elle partait profiter de sa soirée.

Quelques instants plus tard, j'entendis la voiture partir. Elle était libre de profiter de sa soirée. Moi, je restais dans la cave. Je ne pouvais pas décider de sortir. Je ne pouvais pas décider de la rejoindre. Je ne pouvais même pas savoir quand elle reviendrait. Je n'avais qu'une certitude : lorsqu'elle aurait besoin de moi, elle viendrait me chercher. Et jusque-là, mon rôle était simplement d'attendre. C'était cela, finalement, le véritable principe de ces vacances. Elle avait tout décidé. La maison. Le programme. Les séances de dressage. Les moments de servitude. Mes repas. Mes sorties. Mes périodes d'attente. Et surtout, quand je pouvais quitter la cave et quand je devais y rester. Elle était la Maîtresse. Moi, son soumis. Et pendant ces quelques jours, mon temps ne m'appartenait plus. Il lui appartenait.

Cette ressource n'a pas encore été commentée.
Publicité en cours de chargement